Une petite voix tourne en boucle dans la tête, la mélodie lancinante qui hurle des mots pas si doux à notre endroit. Le doute s’installe, et il balaye tout sur son passage, les projets, les rêves et les espoirs. Voici le syndrome de l’imposteur !
Arrivée sur la pointe des pieds, le syndrome de l’imposteur fait place nette dans l’esprit pour s’installer avec les popcorns afin d’admirer le désolant spectacle dans notre détresse et notre mal-être. Comme un copain toxique qui frappe à notre porte tous les matins. Le but n’est pas de nous amener le p’tit dej au lit, NON NON ! Mais plutôt d’installer dès le réveil un sentiment d’infériorité et d’angoisse sur nos capacités et nos compétences.
Un goût amer de comparaison et de déstabilisation se met doucement en place altérant notre objectivité personnelle. Seulement, il est possible de sortir de ce cercle vicieux par la grande porte en cassant ce schéma négatif.
Prendre du recul
On passe souvent sa vie le nez dans le guidon en priant pour que le prochain virage soit doux et sans trop de dénivelé. Dans le cas du syndrome de l’imposteur, on s’imagine déjà les regards braqués sur soi dès que l’on prend la parole au bureau. Pensant à chaque mot que l’on prononce au cas où ils trahiraient notre inexpérience. On a beau avoir une expertise dans notre domaine et des diplômes qui le prouvent, notre petite voix nous ramène toujours à la petite fille ou le petit garçon que l’on était, peu sûr de soi et craintif.
Pourtant les années sont passées, alors il est temps de mettre les coudières et les genouillères et de remonter en selle. Analyser la situation et voir tout le chemin parcouru pour se rendre compte que les doutes sur nos compétences sont juste ancrés dans nos pensées alors qu’elles ne reflètent en aucun cas la réalité.
Demander conseil
On est parfois nos pires ennemis. Car la chanson toxique et nauséabonde sur nous-mêmes c’est nous qui la chantons à longueur de temps et la mélodie n’est pas des plus sympas pour notre estime. Parfois, la solitude accentue ce genre de balade musicale nous laissant seul face à nos angoisses tout en augmentant le volume de nos insomnies mentales.
Prendre son téléphone et inviter sa meilleur(e) ami(e) est sans doute le meilleur cadeau que vous puissiez vous faire. Prenez le temps de verbaliser ce que vous avez sur le cœur. Parler est déjà la première étape d’un processus de reconstruction. Sortir les doutes pour les remplacer par des paroles bienveillantes envers soi-même. Et c’est à cet instant précis que votre ami (e) arrive. Ils ou elles vous connaissent à 2000% donc bien évidemment qu’elle aura le recul nécessaire pour parler de vous avec toute la bienveillance dont vous avez besoin.
Écoutez-là, notez les mots forts qu’elle vous dira et répétez-les comme un mantra tous les matins devant votre miroir.
