Mal-être : savoir demander de l’aide
Communiquer, dire que l’on va mal n’est pas forcément une chose aisée. Pourtant, parler libère non seulement les maux que l’on a sur le cœur mais invite également à aller de l’avant.
Un jour, puis un mois, puis la moitié d’une année. Le cœur saigne mais la plaie ne se referme pas. L’automne arrive et les jours gris ne sont pas que sur les écrans du journal météo. L’impression que les journées où l’envie n’est pas là, où la morosité s’installe sont plus que jamais présentes. Ces choses qui nous faisaient vibrer avant ne sont plus qu’un bref souvenir.
Puis petit à petit, on refuse les soirées entre potes, on zappe la séance de sport du mardi. Car pourquoi faire ? La flemme et la fatigue chevillée au corps, on rentre dans un cercle malsain du « à quoi bon ? » Un scroll sur les réseaux et c’est tout notre monde qui s’écroule. La comparaison vient taper gentiment à notre porte. Avec toute sa tendresse toxique, elle nous montre à quel point la vie des autres est certainement mieux et nous intime que l’on ne sera jamais à la hauteur. A la hauteur de qui ou de quoi ? Je me pose encore la question. Qui fixe les critères de cette fameuse « hauteur » si ce n’est nous-mêmes.
L 'entourage, comme un phare dans la pénombre
L’heure est à ouvrir son carnet d’adresses. Quand les sirènes et les voix hurlent dans notre tête, il est grand temps d’éteindre l’incendie. Un pote, une cousine, une tante, l’environnement qui nous entoure a une importance considérable pour sortir la tête de l’eau. C’est également dans ces moments-là que l’on voit qui est présent ou non. Ce moment de vérité permet généralement de faire le tri. Organiser une sortie, papoter à la maison dans une safe place, faire un brunch. Bref, toutes ces choses qui font du bien autant au mental et par ricochet au corps.
Faire le premier pas est sans aucun doute la démarche la plus compliquée. Comme un bateau en pleine tempête, retrouver la lumière du phare n’est pas chose facile mais une fois identifié, les vagues sont un peu moins impressionnantes.
La thérapie comme point d’ancrage
Aller mal n’est pas une honte. Chaque personne, au cours de sa vie aura des moments où le mal-être sera plus présent. A ne pas confondre d’ailleurs avec la dépression qui est une maladie avec des symptômes qui s’installent dans la durée.
Pousser la porte d’un psychologue est une vraie étape sur le chemin de la reconstruction. Cependant, c’est un bénéfice qui permet de mettre des maux sur ces mots afin de trouver les clés nécessaires à son rééquilibre. Être à l’aise avec le thérapeute qui nous suit est donc essentiel au bon déroulement des séances. Pouvoir parler de tout dans un environnement sain où l’écoute et le non-jugement sont mis en avant.



