Comment fait-on pour aller mieux ?
Écrire pour déposer ses maux. Comme une sorte de thérapie de soi à soi.
18h26 un mercredi soir. Ouvrir son ordi et commencer à taper des lettres au hasard du clavier pour former des mots, des phrases. Voilà quelques temps que cette envie m’avait quitté. Comme si le brouillard mental qui m’habitait laissait place à un ciel un peu moins gris. Nul ne peut savoir ni comment ni pourquoi mais le mental grisonnant efface le bon comme le mauvais. Les hobbies, les passions et les éclats de rire disparaissent au profit des journées au ralenti avec pour seule compagnie des pensées maladroites et désarticulées tel un pantin égaré.
Observer par la fenêtre la vie qui continue, les effusions des uns et les bonheurs des autres. Se sentir en marge comme sur un bateau en pleine tempête, apercevant la côte sans arriver à bon port.
Tenir le cap
Se lever un jour après l’autre, un verre de café, puis un de thé, voire un petit matcha pour enfin pouvoir commencer la journée et recommencer le lendemain. Puis rêver de retourner se coucher. Tel est le voyage tristounet d’une fille au moral en berne donnant l’illusion presque risible que tout va bien dans le meilleur des mondes. Tirez les rideaux, le soleil m’éblouit autant qu’il me rassure, comme une petite étincelle lorsque la mélodie tourne au ralenti.
La mélodie de la vie qui roule tel un vélo un peu rouillé. Néanmoins, il roule, bancal certes mais toujours en état de marche. Peut-être qu’il faut juste lui changer une roue à ce petit bolide.
Sortez les petites roulettes, c'est mon coeur qui pilote
Pas facile de s’y retrouver sur les chemins sinueux de l’existence. Les pensées nous assaillent à longueur de journées mais pas simple de faire le tri. Malheureusement, il n’existe pas de bouton pour mettre le mental en mode off. Avis aux techniciens et aux chimistes, remettre le cœur au centre de tout serait une bonne idée. Réfléchir avant tout avec son âme en arrêtant de penser au regard de l’autre. A méditer. Remplacer une pensée négative par une autre plus solaire aiderait notre vélo à passer plus facilement une côte.
Les petites roulettes, ce petit plus sécurisant comme si rien de grave ne pouvait survenir. Lancée à toute vitesse sur les chemins, les rires de toute la famille en écho, les yeux qui pétillent et l’envie furieuse de bouffer la vie. L’insouciance, peut-être que c’est ça la clé du bonheur. Reprendre son enfant intérieur par la main en promettant de ne plus le laisser lui et son vélo dans un coin. Remonter sur la selle et peut-être qu’un jour sans s’en rendre compte en regardant en arrière les petites roulettes auront disparu pour céder la place à un vélo grandeur nature, le cœur à la bonne place et le sourire aux lèvres.



