La communauté : un remède contre la solitude
Des milliers de personnes peuplent notre planète et pourtant les individus se sentent de plus en plus seuls. A l’heure où l’individualisme et la peur de l’inconnu occupent une plus prépondérante dans nos sociétés occidentales, pourquoi ne pas mettre en avant les communautés ?
Il y a des centaines d’années, quand les portables et les ordinateurs n’étaient même pas envisagés, l’entraide et la communication étaient des valeurs fondamentales pour la survie de l’être humain. Il n’était pas question de commander ses courses sur le drive ou jouer en ligne à des jeux vidéos. Non pas que les relations humaines étaient plus simples mais elles avaient le don d’exister sans passer par des intermédiaires.
Aujourd’hui, tout est plus froid et décousu. Les trahisons se font par téléphone et les amitiés tiennent plus du digital que du câlin réconfortant, ce contact physique qui fait du bien après une histoire d’amour sans lendemain. On perd au rythme des sorties du nouveau téléphone à la mode cette bienveillance humaine qui ne s’inscrit pas sur un écran d’ordinateur mais qui se voit, qui se touche et qui s’écoute quand plusieurs personnes sont dans la même pièce.
A l’ère du digital
A quel moment l’option s’enfermer chez soi après le travail a été vue comme plus intéressante que prendre sa voiture pour aller pratiquer du sport dans une asso ou encore aller faire du bénévolat ? Quand la solitude n’est pas un choix mais qu’elle est subie au quotidien, la santé mentale en prend un coup et c’est tout notre système relationnel qui est chamboulé. Au fur et à mesure, les années passent et l’idée même de sortir fait peur car on ne sait tout simplement plus comment s’y prendre pour retourner vers l’autre. Comme une prison choisie, la maison, ce cocon si bienveillant et confortable peut devenir un lieu d’enfermement où l’on regarde par la fenêtre ses voisins vivre leur vie.
Rien n’est figé dans le temps, peu importe son âge, son état d’esprit ou encore ses valeurs, il est temps de prendre son courage à deux mains et d’aller voir ce qu’il se passe à l’extérieur de ses murs en béton. Faire des rencontres, se tromper, se relever pour vivre au lieu de survivre.
Un état d’esprit
Vous connaissez ces séries américaines où ils arrivent avec un panier de muffins à la main chez le voisin qui vient de s’installer ? Pas besoin de sortir immédiatement le rouleau à pâtisserie mais peut-être juste de commencer à ouvrir la porte de votre cœur. Ce moment où vous vous sentirez prêt à laisser tomber votre mental, vos a priori pour laisser d’autres personnes rentrer dans votre vie.
Tout commence par un regard, un sourire et une énergie positive. Inscrivez-vous à une activité sportive, faites du théâtre, portez-vous volontaire pour nettoyer les plages de votre région… Mais surtout entourez-vous de personnes qui se soucient vraiment de vous. Qui prennent leur voiture à 4h du mat quand la vie vous met au défi, avec qui vous pouvez rigoler pendant des heures jusqu’à avoir les larmes qui débordent. Car c’est avec eux, petit à petit, pas après pas que se forment un groupe que l’on pourra appeler demain sa famille de Cœur.



