Le blues de la rentrée contraste avec l’appel à la créativité
Dans l’inconscient collectif, la rentrée symbolise l’appel au renouveau, aux projets et à une certaine forme de « tout est possible ». Seulement, cet appel au « no pain no gain » met à mal notre blues de la rentrée.
Mélancolique des vacances un jour, mélancolique des vacances toujours. D’autant plus, quand notre été a rimé avec farniente, cocktails et pools party. Le retour à la réalité est comme un cadeau vide le soir de Noël. Une sorte de gueule de bois perpétuelle sans le breuvage anti-migraine du lendemain.
La to do list gonflée à bloc dès la première semaine. On regrette vite les sessions de surf avec le mono beau gosse ainsi que les cours d’escalade avec Bastien et son short moulant. Vive l’été et ses souvenirs indélébiles. Le blues de la rentrée passe d’un mythe à une réalité. Nous voilà maintenant à faire une croix sur le calendrier de la cuisine comme un petit à qui on dit : « il reste beaucoup trop de dodos avant les prochaines vacances ».
Rien à changer au travail. Les piles de feuilles laissées sur le bureau comme des âmes en peine n’ont pas changé de place. Le gros lourd qui pue du bec à la machine à café est toujours présent comme s’il était vendu avec les dosettes. Pour finir, le collègue qui transpire dès 8h du mat en pleine hiver a retrouvé sa chemise grise.
Mot de passe : créativité
Enfant, on avait tous un journal intime avec un cadenas. Pour les jeunes générations, peut-être une tablette avec un mot de passe. Une sorte de refuge où l’on confiait ses petites et grandes bêtises, ses peines de cœur ou bien ses colères contre les darons. Cet objet, plus ou moins encombrant était notre jardin secret. En couleurs, en noir et blanc, griffonnées ou remplis de nos plus beaux dessins, il était le reflet de notre âme, de nos plus grands rêves.
Et puis les années ont fait leur effet, le journal intime a disparu. Un jour peut-être, qu’on le sortira d’un carton pour rire lors d’un repas de famille. Pourtant, à l’époque, il était le jardin de nos plus grandes aspirations. On nous dit enfant de rêver puis l’adolescence arrive et on nous dit de garder les pieds sur terre. Alors qui croire ?
Peut-être la petite voix, qui dans un bruit sourd nous intime de continuer à rêver en créant. S’imaginer un monde des possibles. Dessiner, peindre, danser, photographier, les univers sont vastes et infinis.
Oui la rentrée n’est pas un spectacle digne de Broadway mais elle nous ouvre des portes, de nouvelles opportunités. Alors, prenons nos crayons et dessinons notre monde, le monde de demain.



