Danser avec ses parts d’ombre
Tel est le lointain souvenir d’une enfance où l’insouciance rythmait le quotidien. Où les histoires et l’imagination étaient sans limites ni contraintes. Puis les années passent, les mois défilent et le cœur devient plus froid et dur. Bienvenue à l’âge adulte.
« Tu n’as plus les pieds sur terre », « arrête de rêver », on a tous entendu un jour ces expressions quand l’âme était un peu trop rêveuse. Et si on laissait nos pieds tranquilles et qu’on s’autorisait quelques incartades au gré de nos envies. Pourquoi passer un certain âge notre âme d’enfant s’envole tel un oiseau qui part après les longs mois d’été laissant un vide dans notre cœur épreint d’incertitudes ?
Les doutes se font sentir et le monde des poupées est bien loin de nous. Les chambres colorées et remplies de peluches où naissait nos rêves d’enfants laissent place à une pièce vide où seuls les albums photos laisse une trace de nos années bénies. Cette période où seule la créativité, l’imagination et les jeux avaient de l’importance.
Explorer les profondeurs
Tic Tac, l’horloge du temps sonne à la porte. Après lui avoir dit de s’essuyer les pieds sur le tapis, l’horloge s’assoit confortablement sur le sofa avec un verre à la main. Elle ne nous fixe pas nous, non elle regarde l’état du tapis. Il est sale, poussiéreux et tout gris. Peut-être que ça vient de tout ce qui a été mis dessous pendant des années. Oui, on a tous refoulé sous les tapis des tonnes de choses, des émotions, des poubelles, jusqu’à nos cœurs brisés.
Quand l’horloge nous tend un verre à son tour, elle n’oublie pas de nous rappeler qu’avant les plaies et les blessures ouvertes, nous avons tous été des enfants qui rêvaient juste d’être heureux dans un monde où ils ne mesuraient pas encore la noirceur. Une sorte d’insouciance se cache dans un endroit où nous n’avons depuis longtemps. Un lieu en nous-mêmes où le temps n’a pas d’emprise.
Virevolter encore et encore
Trouver la clé de cette énergie c’est reprendre le contrôle de son destin. Lâcher prise pour fermer la porte aux démons que l’on trouvait autrefois que dans ses cauchemars. La solitude est un fléau qui rend le rose tout gris comme dans un film en noir et blanc où les saveurs d’une belle journée d’été disparaissent au profit d’une pièce sans porte. Le souhait est d’avoir une épaule pour reposer sa tête quand la danse de la vie est un peu trop lourde à porter.
Une fois la porte des émotions et des sensations ouvertes, le corps et l’esprit bourgeonnent pour s’ouvrir sur un feu d’artifice d’émotions bienfaiteurs. Les pieds dans le sable, l’air est doux et l’envie de plonger dans une eau cristalline se fait sentir. Comme une danse, la mer entoure ses bras entoure de nous. En dessous de nos pieds, plus de noirceur, juste un sable doux, sans rochers ni galets. Une présence bienveillante nous prend dans ses bras pour nous faire tournoyer dans l’eau. Est-ce l’amour de notre vie ou est-ce simplement un autre moi, plus épanouie, plus affirmée ? Seul l’avenir nous le dira.



